La durabilité est au cœur de notre mission. Nous croyons fermement que la protection de notre environnement et des droits des agriculteurs est essentielle pour garantir un avenir prospère. C’est pourquoi nous privilégions l’agriculture biologique et nous engageons à réduire notre empreinte carbone.
Notre coopérative regroupe des agriculteurs locaux qui partagent une vision commune : produire du cacao de haute qualité tout en améliorant les conditions de vie de nos membres. Grâce à des formations continues et à un soutien technique, nous nous engageons à promouvoir des méthodes de culture durables et respectueuses de l’environnement.
Nous sommes fiers de vous accueillir sur le site de la Coopérative des Cultivateurs de Cacao du Cameroun, un groupement de passionnés dévoués à la culture du cacao de qualité supérieure. Situés au cœur des riches terroirs camerounais, nous cultivons et récoltons le cacao avec soin, en respectant des pratiques durables qui préservent notre environnement et soutiennent nos communautés.
Rendre le cacao plus abordable pour la distribution local et l’exportation.
Améliorer la culture du cacao avec des techniques agricole bio et adapté a la consomation locale.
Le cacao, un fruit d’une richesse incommensurable
Au vu de toutes les richesses nutritives et thérapeutiques contenues dans une cabosse de cacao, on peut se risquer d’appeler cette boule le fruit en or. Si sa transformation connue dans le monde entier est le chocolat, il n’en demeure pas moins que beaucoup d’autres produits dans la nutrition, la santé et le cosmétique bénéficient de ses vertus plurielles.
La découverte du cacao est vieille de plus de 5300 années. Les Mayas, les Aztèques et beaucoup d’autres peuplades d’Amérique Latine l’utilisent comme boisson traditionnelle dans des rituels, puis comme monnaie d’échange. Ce qui permet la vulgarisation rapide de cette plante qui ne pousse que dans les régions des tropiques tout autour de l’équateur, c’est-à dire entre le 15ème parallèle Nord et le 15ème parallèle Sud. Progressivement, la culture du cacao traverse les continents et atteint l’Asie et l’Afrique.
L’arrivée et l’établissement de la culture du cacao au Cameroun date de la colonisation allemande, donc des années 1886-1887 après la conférence de Berlin au cours de laquelle les puissances coloniales se sont partagées l’Afrique de novembre 1884 à février 1885. Mon père Nanga Gabriel (vers 1919-2002) travaillait dans les années 50 dans les plantations industrielles de palmiers, hévéa et banane dans la région du Sud-Ouest du Cameroun lorsqu’il apprit que les Blancs avaient apporté une nouvelle culture de chez eux. Les commentaires disaient que lorsque les gens sauront la richesse qu’on peut récolter de ce fruit, les gens planteraient le cacao même de nuit ! C’est ainsi qu’abandonnant un travail où il était pourtant rémunéré, il acheta 30 cabosses de cacao et s’en retourna dans sa Lékié natale pour s’installer à son propre compte et devenir « Planteur »
Planteur : une profession péjorative qui a rythmé mon enfance avec le sous entendu Pauvre
Le cacao est une des cultures de rente du Cameroun avec entre autres le café, la banane, le palmier à huile, l’hévéa. Autrefois produit par des gens sans autre activité principale que l’agriculture, la culture du cacao touche aujourd’hui sur une atmosphère de fièvre aussi bien les agriculteurs de métier que des amateurs qui regroupent des fonctionnaires, des entrepreneurs, et même des membres de la diaspora camerounaise. On quitte petit à petit des exploitations artisanales pour atteindre des espaces industriels. D’une production de 110.000 T dans les années 80-90, le Cameroun produit aujourd’hui 3 fois plus de cacao atteignant 300.000 T métriques pendant la saison 2024/2025 selon les chiffres de Boursorama. Les vieilles plantations de la période des indépendances laissent de plus en plus de place à des plantations jeunes, plus étendues, renouvelées ou réveillées grâce à des méthodes de culture modernes tel le clonage et la pratique de la greffe. La main d’œuvre naguère familiale ou individuelle se popularise et les plantations se gèrent comme des Petites et Moyennes entreprises, des PME
Si l’on compare avec ce qui était produit avant, il y a eu un réel bond en avant. Dans son étude intitulée L’ÉCONOMIE CACAOYÈRE DU CAMEROUN, J. CHAMPAUD écrit : Avec plus de 80 000 tonnes exportées en 1964-65 le cacao représente encore, malgré l’augmentation progressive des autres produits d’exportation, la première ressource de la République Fédérale du Cameroun, (un peu plus du quart, en valeur, des exportations totales). On peut estimer d’autre part que plus d’un million de personnes, soit un Camerounais sur cinq, sont directement intéressés par sa culture. C’est dire combien toute la vie économique du pays, l’avenir même de son développement sont liés au sort du cacao. Or l’année 1965 a été particulièrement mauvaise, et l’on a vu les prix-triste record !-descendre à 5 F CFA (0,0076 Euro) le kg nu-bascule à Douala.* Cah. ORSTOM, sér. Sci. hum., III, 3-1966.
De tels prix ont été pratiqués pendant des décennies au Cameroun, jusqu’à l’année 2016 qui a connu un prix de 1500 francs CFA (2,29 euro) le kg bord champ. Prix record jamais atteint jusque là. Voilà qui explique que le vocable « Planteur » a connoté depuis des décennies la misère, l’échec dans la vie, le manque de considération sociale, l’inscription sur le béton dans la basse classe sociale, l’appartenance pour l’éternité dans la cercle très fertile des sans voix. Et comme l’autodérision est un trait commun aux petites gens, on a mis sur ce vocable des adjectifs au superlatif absolu : pauvre petit planteur. Être planteur au Cameroun était donc rien de moins qu’être moins que rien. C’est ainsi que ma génération et moi avons été obligés de réussir à l’école pour ne pas finir notre vie sur terre comme un pauvre petit planteur. Un artiste camerounais disait à son fils qui venait d’échouer à son examen de fin d’année : voilà ta machette. Si les bruits du stylo t’ont dépassé, les bruits de la machette ne peuvent pas te vaincre.
Un coup de tonnerre a retenti dans le monde de la production de cacao depuis les années 2020 et ce tonnerre va crescendo, ininterrompu : le prix du kilogramme de cacao a atteint au cours de la saison 2024-2025 un record de 6.000 francs (9,16 euros)/kg prix bord champ. De toutes les matières premières dans le monde, le cacao a connu l’envolée des prix la plus vertigineuse ! Et mon ami le chocolatier allemand Eberhard Schell https://schell-schokoladen.de/ ne voit pas cette flambée des prix s’achever bientôt. Au contraire, le chocolat risque à l’avenir une consommation élitiste.
Le Cameroun, 5ème producteur mondial de cacao améliore constamment sa production en quantité, mais surtout en qualité. Le gouvernement travaille à la labellisation du cacao Cameroun en mettant un accent sur les bonnes pratiques agricoles pour une qualité qui obéit à la préservation de l’écosystème et l’utilisation des produits phytosanitaires qui ne mettent pas la vie humaine en danger.
Il existe plusieurs variétés de cacao, qui se distinguent par leurs différentes saveurs. La principale variété de cacao produite au Cameroun est le Trinitario. C’est une espèce hybride qui est née des variétés Criollo et Forastero. Le Trinitario est apprécié pour son goût savoureux, combinant les qualités des deux variétés parentes. Le trinitario se caractérise par un goût fruité et un arôme tranchant. Légèrement amer en bouche, il est classé dans le monde comme haute qualité des chocolats noirs.
Terminons avec cette appréciation de A. Von Humboldt, né en 1769: la fève de cacao est un phénomène que la nature n’a jamais répété, on n’a jamais trouvé autant de qualités réunies dans un aussi petit fruit.
Félix Kama
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